samedi 25 avril 2009

soleil d'avril

parce que c'est ça finalement, on part, on revient, on bouge, en fait on est resté immobiles, on croise des gens, des vies et on en a rien à foutre du sexe, de la couleur et du reste, on web, on net, on surf, on seed, on taz, on est libres, on respire, on pense ou du moins on fait semblant, on se vend et on s'achète et puis surtout on se perd, on se noie, on surnage, on ressuscite, parce qu'il faut bien, on boit, on fume, on écoute et on lit, on tousse et on sourit
il a fait grand soleil aujourd'hui

jeudi 16 avril 2009

auto sabotage

encore une nuit où j'écoute trop 'cavemen speak' encore une nuit où j'ai trop bu, trop fumé, trop mal (au dos entre autre)
encore une nuit où j'aimerais un corps nu contre le mien, pas forcément pour le sexe, juste pour la tendresse, ça serait déjà tant
encore une nuit où je devrais dormir au lieu de faire des tests débiles de psychologie de bas étages (et c'est méchant pour les bas étages)
une nuit où je découvre que je ne suis ni paranoïaque, ni schizoïde, ni schizotypique, ni antisociale, ni histrionique, ni narcissique, ni évitante
où par contre j'ai de fortes chances d'être borderline (comme si c'était un scoop!), dépendante (idem) et obsessionnelle compulsive (amen)
et je vis une "dépression sévère" et je suis officiellement bi
c'est beau les tests, c'est beau comme une cage en métal sans clé
"
can i, can i already die now? c'est la chanson qui le dit pas moi
suis arrachée mais je continue à rallumer le buzz qui s'éteint,
même les mots se noient dans tant de fumée, tant de désir d'oublier,
ne plus réfléchir, ne plus penser
en fait si j'ai envie de sexe, de sentir contre moi un corps en sueur,
un corps qui me désire qui se colle contre le mien qui m'emmène si loin
loin de tout ce qui est laid et qui nous agresse
un corps qui fait que je ne pense qu'à maintenant
qu'à ce que je ressens
même s'il n'est pas fait pour moi,
même si c'est juste une fois
juste qu'un soir
je ne me sente pas si seule

samedi 4 avril 2009

OTAN 2009 JOUR J

le grand jour, le jour j
l'aboutissement de 3 mois de psychose
impression d'entrapercevoir ce que ça fait de vivre en territoire occupé
70 hélicos au dessus de la ville, j'ai une cinquantaine de flics en bas de chez moi, en gillet pare-balles,
avec un armement important
un centre de décontamination nucléaire en ville
15000 forces de l'ordre disent-ils
les deux derniers jours des membres des black blocks ont cramé des poubelles et des abribus
300 interpellations, 150 gav
j'ai mis une heure entière pour aller bosser
et je ne parle pas des snipers devant la boutique à cause de la délégation slovaque
(que le tram et les bus ne fonctionnent pas pour ne pas corrompre le protocole est un détail à priori)
des militants ce matin à l'étoile
je ne sais pas comment ça va se passer
j'ai un peu la trouille de tous ces gens armés