samedi 7 novembre 2009

nieuwZwart

c'est pas évident d'écrire, de décrire le beau

suis allée voir nieuwZwart, la nouvelle chorégrahie de wim vandekeybus et d'ultima vez
le spectateur à ma droite a hésité au moins deux fois à partir ^^
3 musiciens (dont un des membres de deus) jouent sur une plateforme suspendue
1 femme récite un poème en anglais
et 7 danseurs, 3 femmes et 4 hommes
on ne peut pas écrire ce qui se danse :)
il s'agit comme toujours d'une danse très physique,
un peu comme la vie, on se fait mal pour de vrai
désarticuler les corps comme des instruments de musique,
des pièces de puzzles différents,
quelques instants de perfection nés de la violence et de l'humanité

créer l'harmonie à partir du chaos

jeudi 10 septembre 2009

vanité

ça fait plusieurs fois que je fais ce rêve où je sais que je vais mourir et que personne ne saura qui je suis
du coup je me fais tatouer mon numéro de sécu

je regarde aussi cet animé pour fillettes, shugo chara®, où des enfants ("qui ont tous dans leur coeur l'oeuf qui contient leurs rêves" -sic) sont accompagnés de leurs shugo chara petits personnages caricaturaux représentant un ou des traits de leur 'vraie personnalité'... c'est dégoulinant de bons sentiments, rose et kawaitout plein, faut vraiment être névrosée pour kiffer ça passé 8 ans...

en fait ça fait tellement d'années que je me noies dans la fiction et la fumée que je ne sais plus qui je suis
si ça se trouve je ne l'ai jamais su
ça fait tellement d'années que je suis dans la fuite (et non, ce n'est pas qu'une question de fume), que je mets un écran entre moi et la réalité, que je remplis cette coquille vide d'émotions et d'histoires qui ne sont pas les miennes
ça fait tellement d'années que je m'anesthésie dans le seul but de ne pas réfléchir...
j'ignore qui je suis et je trouve ça insoutenable

on ne peut pas n'être qu'une litanie de listes de ce(ux) que l'on n'aime, ce que l'on n'aime pas, de loisirs que l'on pratique, d ce qu'on aimerait faire, de ce que l'on ne fera pas
on ne peut pas n'être qu'une liste de rôles sociaux, la maitresse, la mère, l'époux
on ne peut pas n'être qu'une succession d'emplois, pute, dealer, corrompu ou dictateur
on ne peut pas naître que pour ça

j'ai toujours eu, du moins je crois, conscience de la vanité de l'existence, mais à un niveau global
là je me le prends dans la gueule au sens individuel du terme et je trouve ça extrêmement violent...

samedi 25 avril 2009

soleil d'avril

parce que c'est ça finalement, on part, on revient, on bouge, en fait on est resté immobiles, on croise des gens, des vies et on en a rien à foutre du sexe, de la couleur et du reste, on web, on net, on surf, on seed, on taz, on est libres, on respire, on pense ou du moins on fait semblant, on se vend et on s'achète et puis surtout on se perd, on se noie, on surnage, on ressuscite, parce qu'il faut bien, on boit, on fume, on écoute et on lit, on tousse et on sourit
il a fait grand soleil aujourd'hui

jeudi 16 avril 2009

auto sabotage

encore une nuit où j'écoute trop 'cavemen speak' encore une nuit où j'ai trop bu, trop fumé, trop mal (au dos entre autre)
encore une nuit où j'aimerais un corps nu contre le mien, pas forcément pour le sexe, juste pour la tendresse, ça serait déjà tant
encore une nuit où je devrais dormir au lieu de faire des tests débiles de psychologie de bas étages (et c'est méchant pour les bas étages)
une nuit où je découvre que je ne suis ni paranoïaque, ni schizoïde, ni schizotypique, ni antisociale, ni histrionique, ni narcissique, ni évitante
où par contre j'ai de fortes chances d'être borderline (comme si c'était un scoop!), dépendante (idem) et obsessionnelle compulsive (amen)
et je vis une "dépression sévère" et je suis officiellement bi
c'est beau les tests, c'est beau comme une cage en métal sans clé
"
can i, can i already die now? c'est la chanson qui le dit pas moi
suis arrachée mais je continue à rallumer le buzz qui s'éteint,
même les mots se noient dans tant de fumée, tant de désir d'oublier,
ne plus réfléchir, ne plus penser
en fait si j'ai envie de sexe, de sentir contre moi un corps en sueur,
un corps qui me désire qui se colle contre le mien qui m'emmène si loin
loin de tout ce qui est laid et qui nous agresse
un corps qui fait que je ne pense qu'à maintenant
qu'à ce que je ressens
même s'il n'est pas fait pour moi,
même si c'est juste une fois
juste qu'un soir
je ne me sente pas si seule

samedi 4 avril 2009

OTAN 2009 JOUR J

le grand jour, le jour j
l'aboutissement de 3 mois de psychose
impression d'entrapercevoir ce que ça fait de vivre en territoire occupé
70 hélicos au dessus de la ville, j'ai une cinquantaine de flics en bas de chez moi, en gillet pare-balles,
avec un armement important
un centre de décontamination nucléaire en ville
15000 forces de l'ordre disent-ils
les deux derniers jours des membres des black blocks ont cramé des poubelles et des abribus
300 interpellations, 150 gav
j'ai mis une heure entière pour aller bosser
et je ne parle pas des snipers devant la boutique à cause de la délégation slovaque
(que le tram et les bus ne fonctionnent pas pour ne pas corrompre le protocole est un détail à priori)
des militants ce matin à l'étoile
je ne sais pas comment ça va se passer
j'ai un peu la trouille de tous ces gens armés

dimanche 29 mars 2009

OTAN 2009 J -5




pas de résumé hier, trop fatiguée, épi les changements d'heure, ça a jamais été mon truc...
de plus en plus de "représentants des forces de l'ordre": sur un trajet de 13min pour aller au boulot, j'ai dû en croiser une pitite cinquantaine...
des barrières commencent à être mises en place rue des francs-bourgeois...
des crs et des gendarmes partout... la plupart du temps parachutés dans le coin sans trop savoir ce qu'ils doivent faire, sans trop savoir quoi dire aux passants en quête de réponses...
les gens, les commerçants, ne parlent que de ça...

le public se fait rare dans les boutiques
les gens veulent partir de la ville pour le week-end prochain...

avoir un drapeau anti otan (NO TO NATO) implique quasi systèmatiquement un contrôle policier... les militants sur les marchés, pourtant présents chaque semaine, en ont fait les frais...

suis outrée par un article du canard local qui précise bien que le campement anti-otan "coute 150 000 euros à l'état et à la ville", comme si la propagande ultra-parano et ultra-sécuritaire du gouvernement ne suffisait pas... par contre, pas moyen de savoir exactement combien nous coûte l'organisation d'un tel événement...
on parle de 110 millions d'euros (ce qui tiendrait la route vu que les allemands, plus transparents que nous avancent de leur côté le chiffre de 50 millions d'euros...)

demain, MAM vient inspecter le dispositif de sécurité...
à ce prix là, j'espère que ça lui ira...

vendredi 27 mars 2009

OTAN 2009 J -7

les 3 et 4 avril 2009 aura lieu à strasbourg le 60ème anniversaire de l'otan... je suis pas là pour faire de la politique même s'il est clair que je trouve cette organisation pour le moins désuète (je rappelle qu'elle a été crée pendant la guerre froide pour lutter contre l'urss) et que je crois et espère réellement qu'un autre monde est possible
je voudrais surtout (d)écrire l'ambiance, l'atmosphère qui peut se dégager de la préparation d'un tel événement dans la france sarkozyste d'aujourd"hui

comme dirait ma cousine georges "j'ai mal à tous mes droits fondamentaux"

je ne parlerais pas ce soir (parce que demain je bosse et que là je suis naze) de tous les "désagréments" que cela entraine, ni des mesures ultra-sécuritaires qui ont été prises ainsi que des atteintes aux libertés individuelles

juste du fait que depuis 8 jours, il y a de plus en plus de flics, gendarmes dans les rues... des militaires passés ce matin à la boutique m'apprennent qu'il n'y a plus une seule carte ign de strasbourg dans toute la ville, elles ont toutes été vendues à des forces armées diverses... malgré la manifestation alter-mondialiste prévue le 4/04 et ses 60 000 à 70 000 participants attendus, le patron ouvre la boutique, ce qui me semble aberrant
impression au boulot que l'on me prend pour cassandre, assez frustrant

devant l'hôtel de la préfecture, des barrières anti émeutes

je ne suis toujours pas allée chercher mon pass

pourtant la ville sera "bouclée" le 2 au soir

les médias se veulent rassurant, tout comme la municipalité (qui encourage les commerçants à ouvrir mais vient de décider de fermer finalement toutes les écoles et garderies)

ne pas oublier non plus l'occupation de la fac, avec le président de la toute nouvelle université réunifiée qui envisage d'appeler les forces de l'ordre... lui voudrait juste fermer les batiments pour éviter que "des anti-otan" viennent squatter...

tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes...

dimanche 15 février 2009

C'est Du Foutage de Gueule

quelques fois, pas souvent mais quelques fois, j'aimerais bien être avec quelqu'un, avoir un corps à serrer, un renfort, un rempart
quelqu'un qui m'écouterait et saurait me rassurer après les journées trop longues et les nuits trop froides
quelqu'un à qui je pourrais raconter cette histoire dingue des deux juges pour enfants américains qui ont emprisonnés des mômes en échange de thune de la part des organismes (privés) devant gérer la détention des gamins condamnés
plus il y a de prisonniers, plus il y a de subventions
les deux juges risquent 7 ans
quelqu'un qui arriverait à me faire croire que le monde tourne dans le bon sens et que j'y ai ma place
quelqu'un qui me montrerait que ce n'est pas si difficile
mais
je peux imposer ça à personne
l'âpreté du quotidien
cet arrière-goût un peu amer
la violence du matin, la journée impossible, vais-je survivre jusqu'au soir,
bien sur, le temps, si lentement parfois, finit toujours par passer
ces barrières que j'échafaude
je m'isole, je le mnoies, je ne me laisse oas le choix,
musique à fond pour combattre l'agressivité de l'extérieur,
la fumée devant l'écran me protège du silence de l'intérieur
alors même s'il me manque parfois une épaule,
il n'y a pas de place dans ma tour pour l'instant